Efforts expulsifs

Quand commence-t-on à pousser ?

L’installation pour le début des efforts expulsifs se fait à dilatation complète. Lorsque la tête du bébé a franchi le premier diamètre du bassin, on dit qu’il s’est engagé. Le risque de césarienne est alors écarté et si les circonstances nécessitent une naissance rapide pour bébé, ce sont les instruments qui seront utilisés pour accélérer sa descente dans le bassin.

Classiquement et en fonction des protocoles des maternités, l’installation se fait au bout de 2 à 3 heures à dilatation complète afin que le bébé soit descendu le plus possible dans le bassin. En effet, le bassin comporte trois étages à franchir (détroit supérieur, moyen et inférieur). Plus bébé sera descendu seul, moins vous aurez à pousser. En revanche, selon le contexte, l’installation peut s’effectuer de manière plus précoce, par exemple si des anomalies du rythme cardiaque foetal nécessitant une extraction en urgence surviennent.

Est-ce que la poussée est douloureuse ?

La patiente ressent parfois à ce moment-là une sensation de poussée difficile à retenir (comme l’impression de vouloir aller à la selle, c’est tout à fait normal !). L’analgésie péridurale va permettre de trouver un juste milieu pour que cette sensation reste au stade de « gène » sans passer à celui de « douleur ». Certaines patientes peuvent avoir un peu moins de sensations, leurs efforts de poussée seront guidés par la sage-femme ou l’auxiliaire de puériculture au moment de l’accouchement.

Pour les patientes ne bénéficiant pas d’analgésie péridurale, l’envie de pousser est difficilement contrôlable. Dans ce cas-là, c’est généralement une sensation très désagréable plus que douloureuse. Néanmoins, douleur et émotion se confondent parfois pour mener à des états d’agitation. Dans ce cas, rappelez-vous qu’il est primordial de garder votre sang-froid, de vous concentrer sur votre gestion de la poussée et de la douleur, et de bien écouter le personnel soignant.

Dans quelle position pousser ?

Les efforts de poussée ont lieu obligatoirement sur le dos s’il y a des anomalies du rythme cardiaque fœtal ou tout élément nécessitant une intervention médicale.

Dans le cas de l’accouchement physiologique, pour la poussée la patiente peut se mettre en décubitus latéral droit ou gauche (sur le côté) ou encore à quatre pattes, avec ou sans péridurale. Ces positions favorisent l’ouverture des étages inférieurs du bassin, et permettent une poussée plus douce pour le périnée avec un risque de lésion périnéale diminué. D’ailleurs, en dans ces positions, l’épisiotomie n’est jamais pratiquée. Elle n’est pratiquée qu’en position gynécologique. Sans analgésie péridurale, l’accouchement peut aussi avoir lieu en position accroupie.

Lire aussi >> Notre article sur les lésions périnéales

Il est important que vous puissiez discuter de la possibilité d’un accouchement dans la position de votre choix. Lorsque vous êtes en travail, parlez-en avec votre sage-femme afin de lui faire part de votre souhait tout en restant ouverte en cas de complications. Si vous êtes suivie dans le privé, c’est généralement votre gynécologue ou sage-femme qui vous accouche. Il faut alors aborder la question avec le professionnel de santé afin de vous assurer que vous êtes sur la même longueur d’ondes. Pour de plus amples informations, vous pouvez acheter des ouvrages ou vous renseigner sur la méthode du Docteur Bernadette de Gasquet qui a est pionnière dans l’apport des positions d’accouchement. N’oubliez pas, il s’agit avant tout de votre corps !

Comment pousser ?

Les poussées se font dans l’idéal à chaque contraction à raison de trois poussées par contractions pendant environ 30 minutes (en fonction de la descente du bébé dans le bassin et du rythme cardiaque fœtal). Ces poussées vont décupler l’effet des contractions.
La poussée peut se faire en bloquant ou à l’expire et va solliciter les muscles abdominaux.

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