Place du père et de la fratrie

Pas toujours facile, pour l’autre (compagnon ou compagne de vie), de trouver sa place au sein de la grossesse et de l’accouchement. Doit-il assister aux rendez-vous, aux échographies, aux cours de préparation à l’accouchement ? Dans quelle mesure peut-il s’impliquer au moment de l’accouchement ? Doit-il regarder l’accouchement ? Autant de questions que les hommes sont susceptibles de se poser. A noter que nos conseils sont aussi valables dans le cas de couples homosexuels même si nous parlons du père !

Pendant la grossesse

Les consultations de grossesse chez le gynécologue, médecin ou sage-femme comprennent un interrogatoire visant à évaluer l’existence de complications ou de désagréments, puis un examen clinique avec examen général,  prise de tension artérielle, mesure de la hauteur de l’utérus et écoute rapide du coeur de bébé, éventuellement toucher vaginal et examen des membres inférieurs. A vous de définir si vous souhaitez vous y rendre seule ou à deux.

Les échographies

Les échographies sont souvent un moment privilégié que les couples souhaitent généralement vivre à deux. La première échographie vous montrera principalement le coeur de votre bébé (c’est le seul moment où on voit le foetus dans sa globalité), pendant que la deuxième échographie a pour objectif de réaliser une étude morphologique détaillée. La dernière échographie a surtout pour objectif d’estimer le poids de votre bébé et de vérifier le placenta, le liquide amniotique, et les dopplers.

L’entretien pré-natal

L’Assurance Maladie prend en charge à 100% un entretien pré-natal qui vise à dépister d’éventuelles difficultés médicales, sociales, psychologiques et donc notamment au sein du couple. C’est l’endroit idéal pour partager vos tracas, mais aussi d’éventuelles situations plus grave comme des faits survenus dans l’enfance ou encore des violences conjugales, physiques ou psychologiques. A vous donc de déterminer si vous souhaitez vivre ce moment d’échange en seule ou avec votre compagnon.

Les cours de préparation à la naissance

Il existe de nombreuses formules de préparation à la naissance. L’Assurance Maladie rembourse à 100% huit séances de préparation à la naissance. Vous pouvez donc opter pour des séances classiques, seule ou en groupe, lors desquelles différents thèmes seront abordés (allaitement, travail, urgences, péridurale, accouchement…). Selon l’endroit où vous assistez aux cours, votre compagnon/compagne peut ou non être présent. Vous pouvez également choisir de faire de la sophrologie, de l’hypnose, du yoga pré-natal, du chant pré-natal… Là encore, voyez avec votre sage-femme si votre compagnon/compagne peut être présent.

L’accouchement

Au moment du travail et de l’accouchement, certains hommes peinent à trouver leur place. Ils peuvent se sentir déstabilisés par la douleur de leur femme, par l’environnement médical, par les gestes médicaux, par leur difficulté à trouver un rôle et un emplacement où ils ne gênent pas le personnel soignant. Il est tout d’abord primordial de respecter ses choix. S’il vous fait part de son appréhension, de sa volonté de ne pas assister à l’accouchement, acceptez son point de vue. Idem, certains établissements proposent au père d’être présent au moment de la césarienne (il ne voit rien car il est séparé de l’intervention par un champ néanmoins il peut être confronté à certains bruits ou odeurs). S’il ne souhaite pas y assister, n’insistez pas.

Pendant le travail

Pendant le travail, son rôle est de vous soutenir et de vous accompagner dans la gestion de la douleur. Sauf dans des circonstances particulières, la sage-femme qui vous accompagne ne peut pas être présente tout le temps avec vous. Or, c’est la gestion de la douleur dans le temps qui est parfois difficile pour les patientes, jusqu’à la pause de péridurale ou jusqu’à l’accouchement. Le compagnon doit donc endosser le rôle de coach sportif et vous soutenir, vous aider à respirer en vous montrant comment respirer, en vous encourageant. Ainsi, il ne se sentira plus embarrassé ni impuissant, mais utile et aura un rôle d’aidant à vos côtés. Il doit prendre conscience que cela peut être éprouvant pour lui, mais qu’il doit être votre repère.

Il est important qu’il reste maître de lui-même et ne cède pas à l’inquiétude, parce que vous avez mal ou encore parce que vous saignez. Une telle attitude est généralement mal perçue et instaure une atmosphère tendue.

Pour cela, assister aux cours de préparation à la naissance aura été une aide précieuse. Sinon, à vous de lui raconter ce que l’on vous apprend en cours en lui expliquant précisément comme il pourra vous aider. Enfin, le jour J, la sage-femme vous aidera à respirer, à gérer votre douleur. Votre conjoint n’aura qu’à l’observer et reproduire ce qu’elle fait !

Au moment de l’accouchement

Au moment des efforts expulsifs et de l’accouchement, il faut tenir compte de sa nature et de son caractère. S’il est très curieux et très à l’aise, il trouvera sa place. En revanche, s’il est sur la réserve, arrangez-vous pour qu’il ne regarde pas l’accouchement et qu’il soit complètement au niveau de votre tête, car même à vos côtés certains sont tentés de regarder et il est difficile de prévoir à l’avance les répercussions sur son psychisme. Si vous sentez vraiment de l’appréhension chez lui, proposez-lui d’attendre dans le couloir pour qu’on vienne le chercher une fois bébé arrivé. Enfin, s’il se sent mal et fait un malaise, prévenez-le qu’il doit absolument s’asseoir parterre pour se sécuriser (même d’une chaise, on a déjà vu des pères plonger la tête la première). On ne gagne pas contre le malaise, alors rien ne sert de lutter il faut s’asseoir tranquillement parterre. Heureusement, ce n’est pas très fréquent, et la plupart des pères vivent un moment émouvant auprès de leur compagne.

Le séjour

Certaines maternités autorisent le conjoint à séjourner pour une ou plusieurs nuits. Attention, s’il reste, c’est pour vous aider. S’il ne souhaite pas rester, c’est pareil, acceptez son choix ! Au moins il pourra se reposer à votre domicile et être en forme pour prendre le relais à votre retour.

Et la fratrie ?

Pour les frères et soeurs, pas toujours facile d’accepter l’arrivée d’un nouveau venu au sein du foyer. Un nouvel être qui sera au centre de l’attention, mais avec qui il n’est même pas possible de jouer ! Ignorance, jalousie, impatience, les réactions sont nombreuses mais la situation ne laisse jamais indifférent. L’attitude des parents doit tenir compte de l’âge de l’enfant et de son caractère. Il faut essayer de l’impliquer afin qu’il ressente l’arrivée de bébé de manière positive. La régression est une étape normale, et vous devez alors faire preuve de patience et rassurer votre enfant sur son rôle de grand et sur l’amour que vous lui portez. Rassurez-vous, même si les premiers temps sont parfois difficiles, tout se passera bien !

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